«99 999 dollars» pour lire des e-mails : la folle riposte de Monsanto sur le glyphosate

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Gael Lombart, Le Parisien, January 17, 2019

ENQUÊTE. Depuis que la substance herbicide a été classée «cancérogène probable» par une agence de l’OMS en 2015, la firme agrochimique a cherché à se procurer les correspondances d’une centaine de scientifiques aux Etats-Unis mais aussi en France. Pour mieux dénigrer leurs travaux.

Selon notre décompte, ils ne sont pas moins d’une centaine de chercheurs actuellement dans le viseur de Monsanto. Leur faute ? Avoir travaillé de près ou de loin sur les liens supposés entre le cancer et le glyphosate, le produit-phare du géant de la pétrochimie racheté l’an dernier par Bayer. Il a suffi qu’une agence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), voilà bientôt quatre ans, classe l’herbicide « cancérogène probable » pour mettre le feu aux poudres. Et contraindre des dizaines de fonctionnaires américains à lâcher leurs correspondances à la firme, persuadée d’y trouver les ingrédients d’une riposte.

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